Tes yeux se voilent,
De ses traits si fins,
Tu ne distingue plus rien,
Rien que son visage flou
Comme porté par les flots,
Tu la vois qui s'éloigne...
Lentement, elle s'en va,
Et tu ne peux rien faire,
Ton rôle est celui du spectateur
Alors regarde,
L'as-tu assez aimé?
Lu ias-tu jamais prouvé?
Ces questions culpabilisent.
Oui mais à présent,
Dès lors, il n'est plus temps...
Ce temps coule entre tes doigts,
Trop tard pour faire barrage,
Désormais il est trop tard.
Tu voudrais frapper, crier, hurler même,
Ce que tu ne lui as jamais avoué
Seules tes larmes témoignent de ton amour
La paralysie te gagne, à son identique
Le silence émane de tes lèvres qui tremblent
Tout est blanc,
Et elle s'endorr lentement
Dans la couleur symbole de paix,
Son esprit s'éclaire et pourtant,
Le tient sombre à son identique
Mille ans ne suffiraient pas,
Seule l'éternité suffirait.
En quelques mots, gestes, regards,
Seulement cela à son égard,
"Redonnez-moi le temps"
Tu en ferais des rires,
Tu en ferais la chaleur de ses yeux,
Tu y abandonnerais ton âme,
En un murmure elle saurait,
Et tu verrais son doux sourire illuminer son visage
Cette étoile dans ces yeux
N'était pas prète à s'étaidre, pas maintenant,
"Redonnez moi un instant"
A son identique,
tes yeux voilés,
De ses traits si fins,
Tu ne distingue plus rien,
Rien qu'un visage flou...
Comme portée par les flots
Elle s'éloigne...
Lentement elle s'en est allée,
Et tu n'as rien put faire,
Ton rôle était celui du spectateur...
Désormais tu peux fermer les yeux,
Tu peux hurler, crier, sans peur de la brusquer,
Elle qui t'as donnée la vie,
Ta mère que tu as tant aimé,
Sous tes yeux elle s'est endormie
Ce sommel éternel
Lui a pris son âme,
Mais dans ton coeur, ton esprit,
Tu la garde en vie,
car tu l'aime, ...maman...

